Affichage des articles dont le libellé est 8 Culture vélo. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 8 Culture vélo. Afficher tous les articles

dimanche 18 août 2013

Une expo extraordinaire à Marmande

Que vous vous intéressiez ou non aux vélos anciens, vous aimerez l'exposition de très grande qualité actuellement visible à Marmande dans les locaux du magasin Cultura place du Marché. Patrick JORET, bien connu pour son action dans le domaine du vélo ancien mais aussi pour son association "l'étoile d'argent", qui lutte contre la dystonie, expose quelques unes des pièces de son extraordinaire collection de bicyclettes et d'affiches.
Dans une présentation agréable et cohérente, vous découvrirez des machines de toutes sortes, depuis l'aube du cycle jusqu'aux années 1950.
Une draisienne extraordinaire (circa 1815) ©Phil Perfect / tonton vélo
Vélos Bianchi des années 30 (remarquer le dérailleur...) ©Phil Perfect / tonton vélo
L'exposition est visible jusqu'à la fin août. Entrée 2€ au profit de l'association "l'étoile d'argent"
Une bicyclette VIALLE de 1923!
©Phil Perfect / tonton vélo




mercredi 21 septembre 2011

Pendant qu'on parle de développement durable...

Pendant qu'on nous parle de développement durable, pendant qu'on nous explique la crise, la réalité est bien là: dans notre cher Lot-et-Garonne, il n'y a jamais eu autant d'automobiles qu'aujourd'hui. Si nos infrastructures urbaines sont impropres à les accueillir, ce n'est certainement pas pour quelques mètres de piétonisation ou de double sens, mais tout simplement parce que le parc automobile explose.
Entre 1999 et 2008, soit en moins de 10 ans, le parc automobile des ménages Lot-et-Garonnais a augmenté de 16808 véhicules (selon l'INSEE), l'équivalent du parc total Agenais.

Rien que pour la communauté d'agglomération d'Agen (ancien périmètre), on compte près de 4000 autos en plus, dont près de 2000 pour la seule Commune d'Agen. Il y a tout lieu de penser que la prime à la casse est venue doper ce rythme momentanément depuis.

Ces chiffres ne prennent pas en compte le parc automobile des entreprises et des administrations.
Pensez-y lorsque vous avez le sentiment de rouler avec difficulté en centre-ville. Automobilistes, vous n'êtes pas "dans les bouchons", vous êtes le bouchon...

+ 160808 automobiles en 9 ans, c'est chaque années en plus 44 fois le nombre de véhicules visibles sur cette photo. Qu'est-ce que ce serait si nous n'êtions pas en crise économique...

mardi 20 septembre 2011

Le vélo a 150 ans !!!

L'association ParisVelocipedia a pour but principal de commémorer le 150ème anniversaire de l'adaptation de la pédale à la draisienne à Paris en 1861, évènement qui fait de Paris le berceau mondial de la bicyclette. Pour en savoir plus : http://parisvelocipedia.fr/

mardi 15 mars 2011

Un petit jeunot en fixie...

Partenariat avec le Collège Paul Dangla, passage devant la maison de Paul Dangla 7 impasse de la Garonne au Passage... Ceux qui suivent notre activité se sont fait rebattre les oreilles de notre gloire Lot-et-Garonnaise du Cyclisme... Pour le plaisir, voici deux images de ce coureur d'exception:
Sur celle-ci, vous admirerez notamment les chaussettes et les bas, mais aussi, l'expression farouche!
Sur celle du dessous, on voit le coureur derrière un Derny, une motocyclette destinée à aspirer le coureur pour lui permettre d'atteindre de grandes vitesses de façon prolongée.Le 18 octobre 1903, au Parc des Princes, malgré un temps froid mais fort heureusement sans pluie, il porte le record du monde de l'heure (derrière entraîneur) à 84 km 577... vous avez bien lu!

Courtesy Guy DEDIEU
Avant les Derny, on utilisait... des tandems pour obtenir le même effet. Les tandems se relayaient et les passages de relais étaient particulièrement dangereux.
Le Collège Paul Dangla est baptisé ainsi car il occupe l'emplacement de l'ancien vélodrome Paul Dangla... Mais Paul Dangla n'avait que 16 ans quand le vélodrome a été inauguré, en 1894. Le vélodrome s'appelait alors Sembel (400 mètres, ciment, relèvement 30%)
Savez vous que ce vélodrome a été à l'origine du SUA (Sporting Union Agenais)? La course sur piste à vélo a précédé de loin le rugby dans la culture populaire Lot-et-Garonnaise. Le Sporting Union Agenais est issu de la fusion entre le SPORTING CLUB et de l’UNION SPORTIVE AGENAISE, qui est née en 1896 à l'occasion d'une course cycliste.

A propos de la vitesse derrière engin, difficile de ne pas évoquer le français Joseph Meiffret, qui atteignit 204,8km heures derrière automobile (appréciez la taille de son plateau, le vélo est toujours visible au musée du cycle de Saint-Etienne). C'est toujours le record de France. Très loin du record du monde de Fred Rompelberg en 1995 (268,8kmh...)

Pour ma part, je garde un faible pour le record train + vélo de Charles Murphy en 1899 (101,7kmh)... ils avaient mis un plancher en bois sur les traverses.

jeudi 24 février 2011

Zzzzzzzzouuuuuuuuuuuuuuuu!

C'est pas nous qui le disons. C'est une étude. Une étude de 2003. Une étude en provenance du quartet ADEME, FUB, Sécurité Routière, Ministère du Développement Durable. Une étude officielle quoi. Une étude sur piétons, cyclistes, et commerce de centre ville. Et au détour de cette étude, on découvre les résultats d'une enquête sur les moteurs du choix modal (traduisez: pourquoi on choisit le vélo plutôt que la marche à pied, l'automobile, ou le surf des neiges pour se déplacer en ville).
Où l'on s'apperçoit que la motivation qui vient en tête pour le choix du vélo est la vitesse... Héoui, un vélo ça va vite... cinq fois plus vite qu'à pied, cinq fois plus loin et en se fatigant cinq fois moins...
Et puis... cela revient moins cher que la voiture ou les transports en commun (motivation numéro 2)... bref, un véritable cabriolet low-cost.
Et pourquoi on vous colle ici ce vieux tableau de 2003... ben parce que ce n'est pas une évidence à voir certains aménagements vélo de comprendre qu'ils sont faits pour un moyen de déplacement rapide... Les ressuts, les petits rayons de virage, les incursions sur les espaces dédiés aux piétons... Hum, ce sont les voitures qu'il faut ralentir, pas les vélos!

jeudi 21 janvier 2010

1869: le vélocipède à Agen était là bien avant les autos!

Chers amis vélocitoyens, savourez doucement et délectez vous de la façon dont la presse locale évoquait nos ancêtres vélocipédistes, découvrez ce que le publi-reportage n'est pas d'invention récente et... ne ratez pas le dernier paragraphe, qui laisse penser qu'Agen est en retard depuis... très longtemps!


Trouvé aux archives départementales de Lot-et-Garonne dans

« Le Courrier Agenais »

du 18 avril 1869


FEUILLETON

Les Vélocipèdes


Le vent est aux Vélocipèdes ; où que l’on aille, au gravier ou sur le nouveau boulevard, on voit passer, l’air ahuri à force d’attention, le front inondé de sueur, des malheureux, qui sous prétexte de distraction, se vouent au labeur pénible de mettre en mouvement ces difformes chevaux de fer.


Ce joujou, car ce n’est que ça, n’est pas, il faut le dire déplaisant à regarder. Sa forme est presque élégante et la seule chose qui le dépare est souvent le cavalier.


Quoi de plus risible en effet, que de voir rouler péniblement sous un Falstaf aux chairs rebondies ce léger véhicule, écrasé, déformé, brisé par le poids des formes herculéennes et dont eut été fière la vénus Hottentote. Des gens taillés de la sorte, créatures superbes d’ailleurs et qui représentent dignement le sexe fort, ne sont pas bâtis pour les frèles vélocipèdes, à ces charpentes aux fines courbures on ne doit imposer que des hommes légers… de formes, s’entend ; eux seuls peuvent ajouter à la grâce de leurs montures et ne pas sembler ridicules.


Nos Vélocipédistes Agenais sont loin d’être passés maîtres ; deux ou trois à peine sur trente au moins, qui se livrent à cet exercice, peuvent-ils se permettre de se montrer au grand jour. Les autres se cachent et ne s’adonnent que de grand matin ou le soir à leurs laborieuses études ; ils tombent des centaines de fois, se contusionnent, ont les bras rompus, les jambes endolories, ma is ils mettent un héroïsme persistant à subir sans geindre tout leur malheur et crient à nous assourdir : « rien de plus amusant que le vélocipède et dès qu’on s’y habitue, on ne ressent aucune fatigue. »


Une question qui mériterait bien d’être traitée à fond, serait celle de savoir, si, comme le prétendent ces fils d’Esculape, le travail incessant des jambes sur les pédales du vélocipède doit occasionner inévitablement des varices. Pour nous qui ne croyons guère plus aux oracles des docteurs qu’à ceux de Calchas, nous ne voyons dans cet arrêt qu’une maligne épigramme qui tendrait à prouver que les vélocipédistes ne peuvent pas être généreux, puis qu’ils sont sans exceptions, sujets à la varice. Pardonne-nous, lecteur, cet affreux mot !


Il a manqué au vélocipède, dont le nom indique pied prompt à la course, pour briller dans le monde élégant, d’être patronné à sa naissance par la high life parisienne. Par paresse ou indifférence la gent sportive, qui follement risque sa vie, sans gloire, dans les steeple-chase hasardeux, ne craint pas de déchirer ses mains dans les régates, et de se rompre le cou dans les capricieuses méandres que trace un patin glissant, n’a pas daigné s’occuper sérieusement du vélocipède ; ses admirateurs n’ont été, sauf peu d’exceptions, que des gandins interlopes, des calicots en rupture de ban et des gymnastes connus.


Le célérifère, qui n’était autre chose que le vélocipède sans pédales, avait eu, lui, la faveur spéciale d’être adopté exclusivement par les muscadins du premier empire. Toutefois ses nombreuses imperfections lui firent une existence éphémère et sa tentative de réapparition vers 1830, dans les jardins du Luxembourg, n’eut pas plus de succès ; les perfectionnements du vélocipède actuel l’ont complètement enterré.



en avril 1869, la mode du Vélocipède explose en France, des magazines lui sont même consacrés.
S’il n’était pas superflu de rechercher l’origine de ce bizarre véhicule, ne pourrait-on pas la reconnaître dans l’image fabuleuse de la fortune courant sur sa roue ? Pour peu que l’on jugeât cette preuve insuffisante, on en verrait sans doute une plus précise dans les fantastiques hiéroglyphes de l’obélisque de Luxor et dans les fresques découvertes à Pompéï, qui représentent des génies ailés à califourchon sur des tringles de fer reliées par deux roues. En voilà, ce nous semble, plus qu’il n’en est besoin pour répéter ces paroles de l’Ecclésiaste : Nil novi sub sole.

Mais qu’importe au vélocipédiste, déjà bien embarrassé pour guider son instrument, trop fréquemment indocile, quel en fût le premier inventeur ? L’important pour lui est d’être aussi commodément assis que possible et d’avoir un vélocipède solide, bien allant, et de bonne mine : que doit-il en effet désirer de mieux ? De ce côté toute satisfaction peut être obtenue et quoique nous soyons ennemi de la réclame, nous sommes trop ami de la vérité pour taire un seul moment, dans l’intérêt des sportsman ce qui intéresse leur plaisir et leur conservation.

De même qu’une Vittoria, sortant des ateliers d’Errler ou de Morel sera une voiture de beaucoup supérieure aux autres, de même aussi un vélocipède portant l’estampille de Michaux aura, mieux qu’aucun, les qualités requises pour être un élégant et bon marcheur. Un examen de quelques instants suffit pour apprécier la supériorité de ces appareils sur ceux des fabriques rivales et un vélocipédistes un peu exercé en fera la différence dans un simple parcours de cent mètres.

Une bonne fortune sans pareille pour les amateurs agenais, est de trouver, à la fois, en M. Delpech, armurier, un professeur habile et le seul vendeur autorisé par la maison Michaux pour la propagation de ses vélocipèdes.

L’enthousiasme un peu intéressé de M. Delpech nous avait laissé froid ; nous sourions en l’entendant vanter la souplesse des reins, l’élasticité de la selle, l’exquise douceur des patentes et la puissance du frein de ses vélocipèdes ! Pourtant ces éloges ne nous surprenaient pas trop, car on n’est pas gascon pour rien. Nous nous sommes risqués à tenter l’expérience et après avoir, non sans peine, conquis l’équilibre et parcouru deux kilomètres, nous faisions notre méa culpa, et déclarons, à la face de tous les vélocipèdes du monde, que le citoyen Michaux a des droits sacrés à leur plus ardente reconnaissance.

Cette vogue, basée, nous l’avons dit, sur une supériorité réelle, vient de recevoir une éclatante consécration par le succès obtenu par les vélocipèdes Michaux dans la grande course qui a eu lieu le 5 avril à Londres, dans le Palais de cristal. Sur douze concurrents, les trois vélocipédistes français, et parmi eux le fils Michaux, sont arrivés premiers, battant les neuf anglais de plusieurs longueurs.
Nous ne pouvons terminer cette causerie sans exprimer à l’autorité la surprise que nous cause l’absence de tout règlement de police sur les vélocipèdes. Qu’attend-elle pour en publier un ? Il n’est que temps de veiller à la sûreté des personnes, et plusieurs accidents ont déjà failli arriver.

Dans toutes les villes on a assigné aux vélocipédistes des allées spéciales où ils peuvent à leur aise se livrer à leurs ébats et ce n’est qu’ici où on les laisse courir dans les rues comme sur les promenades, et cela sans lanterne, lorsqu’on dresserait sans pitié un procès verbal à un charretier qui irait sur une route au tout petit pas de son cheval.

Veritas.







mardi 8 décembre 2009

Petit décalogue de désédentarisation citoyenne et de mobilité active

decalogue

À utiliser sans modération - En utilisant mon corps comme moteur de mes déplacements (à pied ou à vélo) : je prends soin…

de moi
je suis auto-mobile et auto-nome (je ne me plie pas aux lois de la consommation)

de ma santé
les déplacements actifs consentent les 30’ d’effort modéré ou aux 10’000 pas quotidiens recommandés pour me tenir en forme (moins de maladies cardiovasculaires, tumorales et neurologiques)

de mon temps
mes déplacements sont des moments que je me donne pour réfléchir ou me ressourcer

de mon humeur
l’activité physique me met de bonne disposition au travail et à la maison

de ma liberté
je peux m’arrêter quand je veux pour regarder, sentir, écouter ce que je choisis

de mes enfants
je peux leur parler, et leur apprendre le gout de l’effort et la patience

de mes amis
je leur offre ma compagnie, je leur fais cadeau d’un air de qualité, d’un environnement sans bruit et sans dangers

de mon porte-monnaie
mais ce n’est qu’un des sens que je donne au mot éco-nome

de ma ville
je la soulage des embouteillage et je lui rends sa beauté

de mon futur
parce que je veux changer le monde, en commençant ici, aujourd’hui et par moi-même

Source: www.autre-salon.ch

Photo: Andrieu Lecondeguy
Photographe: andy_c

mercredi 4 novembre 2009

Addiction au vélo: une victime témoigne!


ceci est un extrait du blog



http://opusurbanista.blogspot.com/ signalé par http://agen-village.net/


samedi 31 octobre 2009


Accroc de vélo, êtes-vous dans le déni ?


Publié par Suzanne



Mon épiphanie – je suis une cycliste urbaine! - fut par un beau matin de printemps quand je me suis surprise à mentalement fragmenter la liste d’épicerie en autant de mini-listes qu’il y avait d’articles à se procurer, dans le but précis d’aller chercher ces articles, tout au long de la semaine, dans des épiceries, ou boutiques spécialisées, ailleurs, dans d’autres quartiers, loin, et non pas dans les épiceries près de chez nous. Là, j’ai compris que j’était ‘faite’, que j’étais devenue une accroc du vélo urbain.

Dans mon cas, de nombreux autres signes et comportements auraient dû me faire prendre conscience de mon état. Comme le démontrent les faits qui suivent, j’étais dans le déni.

Par exemple, quand j’ai senti que la meilleure partie de ma journée n’était ni le temps au travail ni le temps à la maison, mais bien mes temps de trajets entre les deux, j’aurais dû comprendre ce qui m’arrivait. Non ?

Quand j’ai fait une demande à Accès-Montréal pour avoir un lot dans un site de jardins communautaires, j’ai volontairement choisi un site loin de chez moi. La préposée, incrédule, me questionne. Elle insiste et me propose un site près de mon adresse de résidence, mais j’ai dû lui expliqué que je SOUHAITAIS avoir pas mal de vélo à faire pour m’y rendre plusieurs fois par semaine. Pathétique non ? Le bénéfice est double. Les balades fréquentes. Youppie. Et parce que j’ai choisi ce site moins populaire, je m’assurais d’obtenir un jardin à coup sûr au printemps suivant. Pendant que dans les sites plus populaires, au coeur de son quartier, il faut attendre des années. (Ce que je n'avoue pas ici c'est que tout ce jardinage me permettra de justifier l'achat d'une remorque, ou d'un vélo cargo. Voyez comme mon esprit de cycliste urbaine est devenu retord ?)

Ce que j’avoue plus volontiers : j’ai un signet/favori/bookmark pour le site de Météomédia à la maison et à tous mes boulots.

Je n’ai pas utilisé ma voiture pendant si longtemps cet été que j’ai perdu les clés et j’ai dû payer pour me faire refaire un nouveau jeu de clés chez le concessionnaire. Je peux attester que le ridicule ne tue pas.

Au début, je me percevais comme un automobiliste qui s’était remise au vélo. À quelques reprise, alors que j'étais à vélo, j’ai essayé de mettre les clignotants avec la manette des freins (avec résultats désastreux). Quand je voyais une voiture de police, j’avais encore le réflexe de me demander si j’avais bien mis sa ceinture de sécurité!

Puis, un jour, imperceptiblement, le vent tourne. On est désormais une cycliste qui se déplace à l'occasion en auto. Et quand ça arrive, on se prend à faire en auto son trajet de vélo, plutôt que de prendre les grandes artères. On descend une côte, et on souhaiterait être à vélo, pour prendre de la vitesse. On commence à détecter les faux plats même en voiture. On doit se retenir de démarrer quand on voit la lumière piéton tourner au vert alors qu’on est en auto.

J’ai vite trouvé que mes trajets quotidiens vers le boulot n’étaient pas assez long, et plutôt que de prendre le plus court chemin pour rentrer chez moi, je faisais de grands détours par d’autres quartiers, comme un enfant qui ne veut pas rentrer à la maison.

Je me suis surprise à ... mentir. ‘’Non, désolée, j’ai déjà pris un engagement’’. Mais en fait, vu la météo superbe, on se défile et on part se balader, explorer un quartier inconnu, une piste peu fréquentée.

On rentre à la maison, il n’y a rien pour préparer le souper mais on a des stocks bien garnis de ‘trail mix’ maison, de barres granola, et autres bouffes à manger à vélo.

Chaque heure de la journée où il fait beau et qu’on est coincé au boulot, on est frustré parce qu’on se dit qu’on pourrait être en train de faire du vélo.

Quand la première chose qu’on se demande à propos d’un nouveau boulot c’est comment si rendre, par rapport aux pistes cyclables, la distance à vélo, et s’il y aura du stationnement sécuritaire pour le vélo, si on pourra le rentrer à l’intérieur, tout ça avant de se demander quelques questions que ce soit à propos ... de la job elle-même. Là, ça commence à être de l'ordre de la pathologie.

Quand on commence à envisager des boulots moins intéressants, moins payants, parce qu’on trouve que ça ferait des supers trajets matin et soir.

Quand on se met à prendre en grippe un boulot trop près de la maison.

Quand on détourne l’usage du ‘stationnement incitatif’ en le considérant comme un endroit qui permet de faire à vélo des trajets qui seraient autrement trop long. On s’y rend en voiture, le vélo sur le support à vélo, et on part de là pour sa destination.

Quand on choisit - où qu’on change - de magasin, boutique, resto, parce qu’il n’y a pas de bons endroits où verrouiller le vélo. Même chose pour les cinémas. Quand la sécurité du vélo nous dicte le film qu’on ira voir ce soir.

Quand mes collègues de travail sont très inquiets, voir alarmés, lorsqu'ils se rendent compte que je suis venue au travail en auto, même par un jour de pluie et de vents violents.

Quand la première préoccupation après une blessure n’est pas les problèmes de mobilité, ou problèmes d’absentéisme au travail et les pertes de revenus que ça entraîne, mais la frustration de ne pas pouvoir se déplacer en vélo pour un moment.

Quand DEUX jours de suite sans aller au travail à vélo me mène au bord de la crise de nerfs.

Bref, tout ça, ça ne ment pas. Comme on dit : mon cas est réglé. J’assume maintenant pleinement ma condition. Par exemple, ce soir j’ai un choix déchirant à faire. Je suis convoquée en entrevue pour une job. Quelle est ma première réaction ? Oh, il fait si doux en ce 31 octobre, ce serait un parcours superbe à faire en vélo! Dilemne : il pleut, y aller en vélo, je vais arrivée plutôt défraîchie. L'apparence étant au nombre des critères d'emploi partout, quelle que soit la job, je risque de ne pas avoir le boulot à cause de ça. Y aller en voiture ? Qu’est-ce qui va primer : le désir de faire ce trajet à vélo, alors que les beaux jours sont comptés, ou le besoin que j'ai d'obtenir ce boulot ? À suivre.

Et vous, à quel moment, à quel signe vous êtes-vous avoué à vous-même que vous étiez accroc du vélo urbain ? Êtes-vous un accroc pleinement assumé ? Ou encore dans le déni de la chose ? Allez, avouez! Après tout, on est entre nous.

Illustration : Sur un thème qui remonte à la première Grande Dépression (1929), une affiche créé par l'illustrateur Nick Dewar et dont on peut trouver une version gratuite en format pdf sur ce site.

vendredi 25 septembre 2009

l'automobile personnelle dans le monde: la France en bonne place!

La taille des pays sur la carte est fonction de la part du parc total automobile mondial (véhicules personnels - 2002) qu'ils représentent...

En 2002, il y avait 590 millions d’automobiles de particuliers dans le monde, soit une pour 10 personnes. Il y a 140 millions d’automobiles aux Etats Unis et 55 millions au Japon. A comparer avec seulement 9 millions d’automobiles en Chine et 6 millions en Inde…

Les pays d’Europe de l’ouest dominent le palmarès des territoires comptant le plus d’automobiles par personne. Toutefois, c’est la Nouvelle-Zélande qui est en tête de liste, avec 61 automobiles pour 100 personnes. Sachant que 14% de la population néozélandaise a moins de 14 ans, cela fait quasiment une automobile par personne en âge de conduire. Un gros contraste avec la République Centrafricaine, le Bangladesh, ou le Tadjikistan, où l’on compte une voiture pour plus de… 2000 personnes.

« … l’automobile constitue toujours un style de vie. Les américains achètent toujours des autos par millions, qu’ils soient au cœur de la congestion urbaine de Los Angeles ou au beau milieu du Kansas à des dizaines de kilomètres de la ville la plus proche. » Paul Harris, 2006

Source : World Mapper

Data source: World Bank, World Development

Indicators, 2005. Data are from 2002.

• World Bank passenger car data includes road

motor vehicles which carry up to 9 people. This

data does not include two-wheelers.

• See website for further information.

http://www.sasi.group.shef.ac.uk/worldmapper/display.php?selected=31



lundi 29 juin 2009

L'espace partagé: vélos aux Pays Bas



J’ai fait un petit tour aux Pays Bas la semaine dernière avec mes petits autocollants « Vélocité en Agenais » sur le guidon de mon vélo Brompton.

J’ai pu m’attarder un peu à Drachten, au nord du Pays, célèbre pour ses « espaces partagés » (plus de panneaux, plus de potelets, plus de séparation systématique des flux).

Quelques videos valent mieux qu’un log discours, aussi trouverez vous ci après des liens vers quelques séquences que j’ai pu tourner en roulant… étonnant…


http://www.youtube.com/watch?v=7vvaja4hj3g

http://www.youtube.com/watch?v=-n_-F35Hse4

http://www.youtube.com/watch?v=4WbPyNEN_6c

http://www.youtube.com/watch?v=1BqoEeMkGN8

http://www.youtube.com/watch?v=sumM4E6f-1g


Vous constaterez que ce concept bénéficie aussi bien aux cyclistes qu’aux piétons, fauteuils roulants, déambulateurs, poussettes, mais aussi qu’on est pris de vertige dans cette ville où tout bouge dans tous les sens…

L’espace partagé n’aboutit pas à une réduction des vitesses et nous avons trouvé que tout le monde roulait vite, y compris les automobilistes. Mais tout repose sur la capacité des uns et des autres à ne pas rompre le mouvement et à continuer à rouler, rouler, rouler…